Dans un geste à la fois solidaire, culturel et humain, le Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA) a réservé une place particulière aux enfants issus des wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou, dont les régions ont été touchées par les récents incendies. Cette initiative du ministère de la Culture et des Arts s’inscrit dans le cadre de ses efforts pour accompagner les enfants et leur offrir un moment d’évasion, de découverte et de partage, loin du climat de tristesse et des souvenirs douloureux laissés par les incendies.
Accueillis sur le site du festival, l’esplanade de Riadh El Feth, les enfants ont ainsi pu découvrir les différents espaces et expositions du FIBDA, s’immerger dans l’univers de la bande dessinée et échanger avec les participants et les professionnels présents. La visite a également été marquée par une remise de cadeaux, contribuant à créer une atmosphère chaleureuse et festive autour de cette rencontre placée sous le signe de la solidarité.
La présence de ces délégations d’enfants s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions initiées ou accompagnées par le ministère de la Culture et des Arts en faveur des enfants des régions touchées par les incendies. Salima Gaoua, directrice centrale au ministère de la Culture et des Arts, a expliqué que cette participation avait notamment pour objectif de permettre aux enfants de prendre part à un événement culturel majeur et de retrouver un environnement propice à la détente et à l’expression. « La présence des enfants de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou s’inscrit dans le cadre des initiatives de solidarité supervisées par le ministère de la Culture et des Arts », a-t-elle indiqué, relevant que la joie était « lisible sur les visages des enfants » au moment de leur découverte des différents pavillons du festival et de la réception des cadeaux. Pour la responsable, l’enjeu est également de faire de la culture un espace accessible à tous les enfants, particulièrement à ceux qui ont traversé des situations difficiles. « Nous avons voulu impliquer ces enfants dans ce rendez-vous culturel », a-t-elle souligné, précisant que les organisateurs aspirent à accueillir d’autres enfants durant les jours restants du festival.
En outre, cette initiative permet ainsi aux enfants de renouer avec des activités collectives et récréatives, dans un cadre où la bande dessinée devient un moyen d’expression, de créativité et de rencontre. Le directeur de la Culture de la wilaya de Jijel, Zakaria Boudiaf, a salué une initiative qu’il a qualifiée de « très belle », estimant qu’elle a permis aux enfants de la wilaya de prendre part aux activités du festival aux côtés de leurs camarades venus d’autres régions. « Les enfants venus de Jijel ont trouvé dans ce festival un espace propice à l’expression et aux loisirs », a-t-il expliqué, mettant en avant l’ambiance vécue par les jeunes visiteurs, qu’il a décrite comme « merveilleuse » et marquée par une « grande interactivité » avec les autres participants. Pour lui, cette participation revêt une dimension particulière dans le contexte vécu par les régions touchées par les incendies. Elle constitue, selon lui, une occasion pour les enfants de s’éloigner momentanément des images et de l’atmosphère pesante des dernières semaines afin de retrouver un environnement placé sous le signe de la joie et du partage. Il a également exprimé ses remerciements au commissaire du festival ainsi qu’à l’ensemble des responsables et organisateurs pour les facilités accordées et les conditions d’accueil mises en place en faveur des enfants.
Du côté de Béjaïa, la délégation accueillie à Alger était composée d’enfants issus notamment des daïras de Souk El Tenine, Tichy et Darguina. Omar Reghal, directeur de la Culture de la wilaya, a souligné l’accueil réservé aux enfants et l’enthousiasme manifesté dès leur arrivée dans la capitale. « Le bonheur se lisait sur leurs visages dès leur arrivée à Alger », a-t-il relevé, évoquant une halte placé sous le signe de la découverte et de la détente. Les enfants ont notamment pu visiter les lieux dédiés au festival, avant de recevoir des cadeaux à l’issue de leur parcours. Pour Omar Reghal, ces moments de partage constituent une parenthèse particulièrement appréciée par les enfants, qui ont pu profiter d’un programme culturel et récréatif dans un cadre convivial. « La joie des enfants était évidente », a-t-il ajouté.